lundi 21 juin 2010

Vacances en Dalousie

Préambule : EDVGDM!

Tout d’abord tout commence par l’EDVG (comprenez Enterrement De Vie de Garçon) d’« El » Minor. Un gros week-end envoyé dans le Pays Basque avec la totale jambon fromage ketchup et mayo.
Tout d’abord un faux enterrement de vie de garçon déroulé une semaine avant. Au menu petit tour de vélo, petit déguisement et retour à la maison à 10h du matin juste pour la blague.
Ensuite un réveil vendredi à 5h du mat’ pour se mettre en forme. El Minor est décalqué.
Puis direction Orly, avion pour Bayonne et arrivée sur place. Minibus en location et baroud d’honneur.

Gros week-end envoyé avec saut en parachute pour le futur marié (et deux autres couillus aussi), pala sur le fronton et pétanque, vtt, rafting, plage, rugby, strip foot (à chaque but les perdants enlèvent un habit, autant dire que Rassoun der Berliner était hyper mal avec son short avec slip intégré), le tout arrosé de quelques boissons et de duels contre le marié avec gage à la clé. Spéciale dédicace aux lécheurs de torse et aux bandes d’épilation. Mais ça on y reviendra.
Bref un excellent week-end rempli de testostérone, de sueur, de bières, de chips et de bonne humeur, comme un apéritif grandiose de cette semaine croquignolette. Week-end qui se termine sans trop de gravité mis à part une cheville en vrac pour moi, un Zamzam sonné après une tête avec un ballon de rugby, un Chti genou blocado et une belle gamelle de Belette notre hôte local.

J1 : Baroud (et doigt) d’honneur

L’aventure exotique commence le lundi matin. Belette nous dépose à l’aéroport de San Sebastian (Donostia en basque ça c’est pour le fun de mettre des noms qui ne veulent rien dire… Il paraît que ça ressemble au hongrois. Il paraît…).
Récupération de la voiture qui s’avère être un gros van 9 places. Sympa mais un peu chaud à manier. Mille bornes en Espagne direction Granada pour nous 4 dont les connaissances communes en Espagnol se limitent à 12 mots dont 7 sont des alcools ou des gros mots. Mais baroud quand même avec arrêt sur la « Meilleure aire d’Espagne de 2007 », mouais, avec du local : un sandwich à la tortilla (pain, patate, œuf) ça cale son homme.
Ce voyage est une transformation pour nous tous. Nous partîmes 4 et nous fûmes toujours 4 en arrivant :
- Zam zam « El Gran Capitan » : Grand par la taille et l’esprit, il mène sa troupe au fin fond de l’Espagne
- Chti « El Conquistador » : Toujours à l’affut de nouvelles énigmes et de nouvelles conquêtes, ils s’appuie sur son savoir sans faille des trucs les plus inutiles pour désabuser (déstabiliser ?) ses adversaires
- Nutz « El Matador » devenu ensuite « El Justiciero » : Guettant le moindre écart avec la réalité, il apporte toujours la justice autour de lui. La légende voudrait que son surnom d’El Matador lui ait été donné pour avoir mis un débardeur par -5°/
- Bubu, votre rédacteur, « El Gringo ». Un peu beaucoup pour faire marrer El Conquistador
Bref une fine équipe.

A Granada, San Lorenzo et Angelica, arrivées par avion, nous attendaient. Hôtel avec accueil chaleureux et décoration charmante en plein centre de la ville, températures douces. Première balade dans cette ville et premières douceurs : Sangria y Tapas, bien aidés par nos guides papiers. Bref une soirée exquise.

J2 : Granada(l - Federer)

Lever dès potron-minet pour filer à l’Alhambra (billets pris par Internet depuis 2 mois car seuls quelques centaines sur les 7000 délivrés chaque jour sont disponibles à la vente). Temps frais mais beau. Arrivés sur place (30 minutes de marche et 700 mètres de dénivelé), désagréable surprise : grève générale en Espagne et donc site bloqué pour la journée.
On se balade un peu sur la colline. En effet l’Alhambra est une colline située au-dessus de la ville. Elle est d’abord utilisée comme enceinte fortifiée (Alcazaba, tours, murs) en guise de protection puis des palais y sont construits : arabes avec les Nasrides mais aussi catholiques avec Charles Quint.
Retour vers 10h en ville le temps de déguster un excellent chocolate con churros (en gros de la crème au chocolat chaud et des beignets à tremper). Le la est donné niveau nourriture.
Balade dans la ville de Grenade vraiment magnifique alternant jolies places sympas et artères commerçantes. Visite de la cathédrale majestueuse (chapelles, retables, peintures, orgues tous aussi gigantesques que magnifiques) puis de la Sainte Chapelle qui contient les dépouilles des rois Catholiques (qui ont pris Grenade aux Arabes en 1492). Dans ces bâtiments (entrée payante assez cher) tout est absolument incroyable. Ca sera même une tendance qui se confirmera tout au long de notre voyage. Ca vaut vraiment le coup ! On se régale à chaque coup d’œil et on comprend bien la puissance de l’Espagne au cours des siècles passés.
Resto de poissons très bon mais pas donné le midi, sieste pour coller à la vie espagnole puis tarot en terrasse.
Nouvelle balade en fin d’après-midi direction une autre colline : l’Albaicin. Un dédale de petites ruelles avec des maisons aux murs blancs. On s’y perd on flâne, on tombe sur une place ou une église. C’est très agréable.
On finit par une belle vue sur l’Alhambra soleil couchant (même si le ciel se couvre, annonçant le temps des jours suivants) qui méritait bien un arrêt sur une terrasse.
Retour en ville et déjeuner tapas y sangria y cerveza. J’aime bien le concept. On prend 3 assiettes (jambon, fromage, croquettes, poissons) et on picore tous ensemble. Petite chicha et retour au dodo.

Point cheville : c’est l’heure de changer le strap délicatement posé par Stouf sur ma cheville pendant le week-end. L’occasion pour moi de profiter d’une épilation demi-jambe gratuite avec une douleur insupportable. Bref petit cadeau empoisonné. Conclusion : je rase tout avant de mettre un nouveau strap.

J3 : Granada(l - Federer) y Priego (Maradona) y (Seat) Cordoba

Lever tôt pour nous (mais moins qu’El Gran Capitan et El Conquistador) qui sont partis à 7h récupérer des places pour l’Alhambra. Visite des palais nasrides magnifiques. Décorations minutieuses splendides, richesses des murs, des patios, des jardins. Les décors somptueux sont à peine gâchés par les hordes de groupes de touristes et le temps un peu frisquet.
On imagine presque la vie des sultans il y a 1000 ans dans ces palais magnifiques.
La visite prend toute la matinée et permet après la cathédrale de continuer notre voyage sur une très bonne lancée.
On récupère nos sacs, la voiture et direction Cordoba avec petite étape par Priego de Cordoba. Visite sous la pluie de cette ville pittoresque, dédale de ruelles et de places et pour finir une fontaine magnifique. Mais déçus par le temps, nous qui craignions d’avoir trop chaud.
Collation locale puis départ pour Cordoba. Petite blague d’El Gran Capitan qui décide de suivre le GPS dans une petite ruelle. Passage extrêmement chaud du camion juste à côté d’une fontaine et d’un camion puis d’une voiture et phrase d’El Gran Capitan « Jamais je le fais en marche arrière » puis point de non-retour et donc marche arrière. Quelques gouttes de sueurs plus tard, on se retrouve sur l’autoroute à doubler des Seat Panda (si si ça existe).

Arrivée à Cordoba et à notre hôtel à 100 mètres de la Mezquita et partie de tarot en attendant que la pluie diluvienne s’arrête.
Petite balade dans la vieille ville plus médiévale que Granada. La place des corridas est magnifique avec ses 3 couleurs.
Les établissements plébiscités par les guides sont fermés sauf un. On s’y engouffre pour une excursion en mode glouton. Les tapas s’enchaînent et on finit avec les dents du fond qui baignent. Au menu : jambon excellent, chorizo délicieux, queue de taureau, croquettes et autres régals. Par contre le vin espagnol c’est juste bon pour mettre dans la sangria.

J4 : (Seat) Cordoba

Lever tôt (une constante) et petit déjeuner à l’hôtel. Départ pour une balade dans la Juderia, quartier juif, de Cordoba. Balade de places en places, petites ruelles et visite d’une très vieille synagogue.
Retour à la Mezquita qui a enfin ouvert et début de la visite. Le lieu est tout à fait incroyable. A priori sur les ruines d’une ancienne église wisigoth les Arabes ont construit une mosquée (ce qui expliquerait que la mosquée soit orientée vers le sud). La mosquée est composée d’un minaret transformé en tour par les Chrétiens, d’un jardin d’orangers et d’un bâtiment très imposant.
Le bâtiment est rempli de colonnes en marbre et d’arches où les couleurs blanches et rouges se mélangent. Le tout en matériaux précieux et d’une finesse rare. Cette première mosquée a subi différents agrandissements : les premiers nécessaires pour suivre l’augmentation de la population et réalisés avec la même qualité et une dernière réalisée pour faire plaisir au sultan mais un peu bâclée.
Mais le plus incroyable de cette mezquita c’est qu’en plein cœur de celle-ci les chrétiens ont décidé de construire une cathédrale. Oui oui en plein cœur. En clair ils ont enlevé des colonnes et construit des vitraux, des murs, des retables dans un style plus proche de ce qu’on l’on connaît. De plus de nombreuses chapelles (remplies de dorures et de retables) ont été construites tout autour de la mosquée.
Au final, le mélange des styles, l’incroyable emplacement de la cathédrale, la beauté des techniques et matériaux utilisés font de ce lieu un endroit unique au monde.
Une des milles choses à faire dans une vie.

Encore un peu étourdis par l’imposante visite de la mosquée, visite du musée Séfarade qui présente l’histoire des juifs à Cordoue, petit casse-croûte avec la tortilla préférée du roi d’Espagne et direction Séville.
Au passage petit arrêt dans une ancienne médina à flanc de colline (la médina Azahara). Un des plus grands sites archéologique où seulement 10% de la ville existante a été découverte. Une balade au milieu des ruines un peu décevante tout de même.

Arrivée à Séville et après quelques méandres pour garer notre tank nous avons le bonheur de découvrir que notre hôtel est à 100m de la cathédrale. On enchaîne par une balade le long du Guadaquivir, fleuve qui a vu partir les caravelles de Christophe Colomb, depuis Séville.
On aperçoit la Torre del Oro (Tour de l’Or) dont le nom est peut-être dû à sa surface dorée ou alors aux trésors qu’elle contenait ou encore parce que le roi Pierre Le Cruel (aussi appelé El Justiciero) y avait enfermé une femme avec des cheveux blonds. Chacun y trouvera son compte.
On s’approche des arènes dans lesquelles ont lieu les corridas puis on traverse pour rejoindre le quartier Triana, dit des gitans. Quelques tapas y sangria y flamenco plus tard, retour à l’hôtel pour un dodo bien mérité.

J5 : (Entorse à la) Séville

Toujours les mêmes gestes. D’abord le lever tôt, puis le petit déjeuner local (sandwich jambon (le gros jamon iberico) et huile d’olive) et direction le Real Alcazar. Château d’abord construit par les Arabes, puis par les Catholiques, puis… Vous connaissez l’histoire. Sauf que l’Alcazar est toujours résidence secondaire du roi et donc tout y est entretenu en excellent état : décorations, bâtiments impressionnants et jardins superbes. A noter des cartes tissées sur des tapisseries énormes. Un petit moment ensoleillé bien sympa. Sortie et retour à la cathédrale (8 euros pour la xème fois de la semaine) et donc visite. Plus grand monument gothique du monde selon les guides, la cathédrale est monstrueusement grande. Au menu, plus grand retable (tout recouvert d’or) du monde, orgues impressionnants, décorations fastueuses, ostensoir de 500 kilos pour les processions, trésors (couronnes, ustensiles) tout en or massif et pour finir… la Giralda.
Anciennement le plus haut bâtiment du monde, il s’agit à la base d’un minaret transformé par les Chrétiens en un campanile (le Courtepaille a été détruit depuis). La montée se fait par plans inclinés, sans marche, permettant aux muezzins et autres dirigeants d’y monter à cheval. Au sommet très belle vue sur toute la ville.

Retour sur terre et petit repas déniché par le guide dans une petite ruelle calme. Achats de quelques douceurs locales.
Petite sieste puis balade pour découvrir une place, un parc ou une fontaine. Petite glace devant Afsud – Mexico. Direction ensuite la Plaza de Espana, énorme place construite pour l’Exposition universelle de 1929. Bien qu’en travaux, l’endroit est assez beau et mérite un détour.
Petite pause sur un banc avec des centaines de colombes (et 10 pigeons).

Retour toujours à pied vers le centre-ville pour trouver un bar pour France-Uruguay. Un pub est là pour nous sauver, rempli de Français. Match tendu et déception avant le dodo.

J6 : Mala(Lady Ga)ga

Lever tôt comme d’hab’ et départ pour Ronda. Petit déjeuner sur place. Perdu au milieu des montages il s’agit d’un village typique dont la renommée est son pont situé plus de 100 mètres au-dessus du vide et construit vers 1750. Bon le premier pont n’avait pas tenu mais celui-là ça a l’air d’aller.
Balade pluvieuse puis plus sympa. Eglises, remparts, bains arabes, ponts arabes, romains et belles falaises. Un arrêt mérité pour cette belle ville.
Encore une heure de route pour Marbella, capitale de la jet-set locale. Au menu plage par 15°, tapas goûtus, match d’un coin de l’œil et tarot y sangria.
Pour le soir ça sera la paëlla excellente d’un restaurant, devant Angleterre-USA, arrosée de sangria. Balade dans la vieille ville avec beaucoup de jeunes, de bars et de musique.

J7 : Retour vers le futur

Lever tôt. Non ne rigolez pas. Retour à l’aéroport de Malaga. Drop du tank et enregistrements des bagages.
Petits déjeuners Starbucks et tarot sur le pouce. Avion, bagages, RER, coupe du monde, dodo.

And now, as a conclusion…

Une semaine énorme pour tous les lieux magnifiques que nous avons visités qui valent tous autant les uns que les autres un détour et surtout tous les superlatifs de mon récit. Je regrette que la pauvreté de mon langage ne me permette pas de mieux vous retranscrire la beauté de ces villes que nous avons vues.

Un temps un tout petit peu mitigé mais qui n’a rien gâché de notre parcours, une super ambiance entre nous tous avec beaucoup de rires, de tarot, de respect et bonne humeur. J’ai bien apprécié aussi le timing entre les 3 villes que l’on a fait. De même le format d’une semaine me semble parfait pour visiter l’Andalousie. Bien sûr il y a des lieux où l’on aurait souhaité rester plus longtemps mais rien n’a été galvaudé et on a pris beaucoup de plaisir.

Un autre point de vue sur ces visites nous amène à différentes réflexions, notamment sur l’histoire de l’Espagne et donc de l’Europe par rapport au monde, sur les religions et leurs batailles, leur beauté, leur importance, leur symbolisme. Parfois on s’extasie, parfois on se perd à ne plus rien comprendre, parfois on est médusé, parfois on sourit tout simplement. Toutes ces images et ses sensations nous renvoient face à notre simple nature humaine. Comment l’homme peut-il concevoir des choses aussi belles et fastueuses ? Pourquoi le fait-il en l’honneur des éléments les plus intangibles et immatériels qui soient (dieu, la mort, la vie) ? Comment peut-il être aussi cruel ?
Plus personnellement cela amène à se demander si tout cela est aussi en nous et à se demander quelle est notre place aujourd’hui.

Pour finir le top 3 des questions que l’on s’est posées pendant la semaine :
- Que représentent les grands taureaux déposés en haut des collines le long de l’autoroute ?
- Comment s’appelle le coq dans le dessin animé Robin des Bois ?
- Vaut-il mieux s’habiller en blanc ou en noir quand il fait chaud ?

lundi 22 mars 2010

OM OL Analyse sémantico-footballistique

Hier soir le vrai Olympique a gagné. Une victoire précieuse dans un championnat très serré. Sur le contenu, les débats ont été assez équilibrés.
Lyon s'est appuyé sur un gros bloc équipe et a frappé 2 fois les poteaux. L'OM a marqué deux buts dont un qui est dévié et a globalement dominé la deuxième mi-temps.
La victoire reste globalement méritée mais Lyon avec de la réussite pouvait faire un nul voire gagner. Bref un match très serré.

Au-delà du contenu du match, je voudrai analyser l'analyse (sorte de mise en abime) du pépère Aulas, président de l'OL après la défaite de son club.
Par cet exercice, je vais essayer d'expliquer pourquoi cette communication est déplorable et n'aide pas à faire aimer l'OL quand bien même cette équipe joue bien.
Attention je juge en supporter marseillais et je revendique mon impartialité.

Jean-Michel Aulas (président de Lyon) : «Ce n’est pas un bon résultat, mais on sait que lorsque l’on vient à Marseille, c’est toujours compliqué.

Bon début pourtant. Analyse du résultat et de la déception induite. Ensuite le terme compliqué est un peu ambigu. On peut penser qu'il dit "compliqué" pour expliquer que l'OM est un bon adversaire chez qui il est difficile de jouer.
Mais si on gratte un peu on peut sous-entendre qu'à Marseille c'est compliqué à cause de l'ambiance qui règle et qui peut perturber les joueurs ou bien même les arbitres.
Néanmoins laissons lui le bénéfice du doute.

Je pense qu’au niveau de la qualité de jeu, l’équipe a livré un bon match qui aurait pu tourner très nettement en notre faveur en première période.

Lyon a eu quelques occasions (notamment un tir de Pjanic) et a touché le poteau. Le "très nettement" est déplacé au vu du match.

Par la suite, Marseille a mis plus de puissance, dans ses contacts, en particulier.

Encore une fois sur le fond il n'a pas tord (plus de puissance) mais il ajoute toujours le détail qui irrite. Il parle de puissance dans les "contacts en particulier", sous entendant une irrégularité au niveau de ceux-ci.
On peut y voir un discrédit de l'arbitre qui n'a pas vu ces contacts (un carton jaune de chaque côté) et du jeu marseillais uniquement basé sur le physique.

Nous avons été mis en danger. L’OM a eu la réussite car sur le premier but, le tir de Kaboré est dévié et le ballon a lobé Hugo (Lloris).

Toujours pareil, l'analyse de fond est bien mais il en rajoute en expliquant que le pauvre Kaboré s'il marque c'est parce qu'il a de la chance. Il oublie aussi de dire qu'Hugo il a touché le ballon et qu'il aurait pu la sortir (sans pour autant dire qu'il a fait une faute de main).

Ce résultat arrive au mauvais moment. Il faut le prendre en compte dans une série de dix matches qui arrivaient. Il n’en reste plus que neuf. Marseille a pris, sur le plan du Championnat, un petit avantage sur nous.

Là rien à dire sur le fond. Il essaye de minimiser en expliquant qu'il reste encore 9 matchs et qu'il ne faut pas abandonner car il y a une série à faire, même si Marseille a un avantage comptable.

Je ne suis pas très inquiet par rapport au résultat final.

Bizarrement il se contredit dans la phrase d'après. D'abord il reconnaît un avantage mais ensuite il se dit tranquille.

Il faudra convenir que Marseille a été un peu dépassé par Lyon sur la qualité du jeu.

Sur le fond, le match était vraiment équilibré et Lyon a perdu. Donc c'est juste faux de dire cela. De plus la tournure "Il faudra convenir" est assez insupportable. Là clairement il nous oblige à être d'accord avec lui. C'est pas seulement son avis. On est obligé (le verbe falloir) de reconnaître (le verbe convenir) les faits.
Donc non seulement il dit quelque chose de faux mais il exhorte à reconnaître qu'il a raison. J'avoue que j'ai vraiment du mal.

Il y aura d’autres confrontations directes avec nous par la suite d’ici à la fin du Championnat

Pour finir son discours il essaye de noyer le poisson ni plus ni moins. Il parle de confrontations directes d'ici la fin du championnat. Mais pas avec l'OM. On peut penser qu'il parle des autres clubs qui jouent le titre. Effectivement, Lyon va rencontrer Lille, Bordeaux et Auxerre. Pour lui on ne parle même plus de l'OM.

et nous pouvons aussi nous consoler avec d’autres objectifs».

Et là queue de poisson finale. Il nous sort le coup des autres objectifs. Bref il nous explique qu'il n'est pas inquiet, que l'OM est dépassé, que Lyon a d'autres confrontations et qu'il peut les gagner mais que bon si tout se passe pas bien comme prévu il lui reste d'autres objectifs (le pluriel ne s'applique pas car il ne reste à Lyon que la Ligue des Champions).
Bon ce qui est drôle c'est le terme "consoler". Car son lot de consolation n'est rien d'autre que le titre le plus difficile à obtenir en club. C'est limite s'il ajoute pas à un "Nous" à la fin. Histoire de bien montrer qu'ils jouent encore en Ligue des Champions alors que l'OM est éliminé.
Bref non seulement il se contredit ("je ne suis pas inquiet" / "consoler") mais en plus il nous refait un coup de chambrage.

Bien entendu, je relis tout cela avec mon oeil de supporter, agacé par la mauvaise fois et le dénigrement de son discours. Mais je me dis que chaque supporter dont le club rencontre l'OL doit penser la même chose de son discours.
Et au final, l'image globale qui se dégage de Lyon est vraiment négative.

Allez en bonus je vous mets juste l'analyse d'un joueur de Lille (Stéphane Dumont) qui a perdu contre Bordeaux et se retrouve désormais dans la même position que Lyon. Juste pour comparer.

Ce résultat est une déception, d’autant que nous avions bien entamé les débats avec cette ouverture du score d’Eden Hazard. Ensuite, on peut regretter d’avoir encaissé ce but juste avant la mi-temps sur coup de pied arrêté. Nous étions repartis de l’avant en deuxième période, malheureusement, on prend ce pénalty et cette expulsion qui nous tuent la fin de la rencontre. Jusque-là, on avait fait jeu égal avec les Bordelais. Même si on avait le match de Liverpool dans les jambes, nous sommes passés au-delà et nous n’avions pas à rougir du résultat nul. Au final, on repart de Bordeaux avec une défaite. Les coups du sort font tourner un match, cette fois-ci, c’était en notre défaveur. L’état d’esprit y était, c’est aussi ce qu’il faut retenir. Désormais, le mot d’ordre est de bien récupérer pour attaquer dans des conditions adéquates le sprint final afin de décrocher une place en coupe d’Europe l’an prochain. Contre Montpellier, il n’y a que les trois points qui compteront. »

Rien à redire. Ca sent quand même plus la classe.

mardi 16 mars 2010

mercredi 10 mars 2010

J'aime pas rien, j'suis parisien.



En voilà un beau t-shirt qui plairait à Tintich et à tant d'autres. En attendant on a profité de Paris et des ses douceurs.

Je suis une légende urbaine.
Non je déconne. Par contre je joue à l'Urban, en plein milieu de la forêt de MiewDown. Loin d'être des légendes, on s'éclate entre potes à pousser et taper la gonfle une fois par semaine. Ca fait juste du bien.
Ensuite pour moi ce fut direction le 17ème et une nouvelle adresse : Le Café Brunel dans la rue du même nom. Au menu une brasserie pas trop mal (tartare poêlé et autres douceurs), une bière désaltérante et surtout un super concert-boeuf-je-fais-ce-que-je-veux-avec-mes-potes. En effet on était jeudi et le jeudi des duos de musiciens-chanteurs viennent exprimer leur talent. Au menu blues et autres chansons parfois françaises avec pas mal de talent, de l'impro, de la proximité et quelques fous rires. Vraiment très bonne ambiance. Ca s'est fini en déconnade car le guitariste était garé en double file devant le resto et qu'il gênait pour sortir. Il est parti pour se garer mieux. Clap de fin.

French Clan-clan.
Au menu cette fois-ci : théâtre. La classe comme enchaînement. Direction le Palace, rue du Faubourg-Montmartre pour le "Clan des divorcées". Au départ je m'attendais à une pièce de théâtre assez classique (3 femmes divorcées de 3 milieux sociaux différents qui se rencontrent) et puis j'ai vu arriver Maxime (le comique) déguisé en femme.
Pour le coup j'ai passé outre mes préjugés sur le gars (pas toujours très drôle à mon goût) et je me suis laissé embarqué. Et il faut avouer que la pièce est vraiment très drôle. On y retrouve tous les classiques du théâtre avec des répliques cinglantes, situations drôles et jeux de scène mais aussi beaucoup de digressions beaucoup moins habituelles au théâtre et très proches du one-man-show : fous rires sur scène, dialogue avec le public, scènes de délires, intercalage de sujet sur l'actualité (Domenech forcément). Et on se prend sacrément au jeu. Au final on a passé un super moment avec beaucoup de rires.

A Paris 17ème c'est un arrondissement.
Pour parodier les supporters parisiens qui avaient tiré cette banderole "A Paris 14ème c'est un arrondissement" faisant référence au classement de leur équipe. Comme quoi ils peuvent être chti drôles. Donc samedi après un brunch maison c'était balade dans le 17ème avec le livre des énigmes.
Démarrage place de l'Etoile, puis balade sympa au départ avec l'avenue des ternes et l'hôtel Concorde Lafayette (600 euros la chambre en single svp). Puis ensuite c'est devenu beaucoup moins intéressant. Passage au dessus du périph' puis balade le long pas très accueillante (?). Retour place du Maréchal Juin, puis avenue Niel. On s'arrête chez KusmiTea une boutique toute petite au fond d'une cour intérieure pour acheter un peu de thé russe. Au passage la boutique est toute ancienne et on peut voir les ateliers derrières, ateliers utilisés depuis le départ de la famille Kousmichoff de la Russie en 1917. Ca vaut le détour.

Carnavalet de Paris.
Dimanche on a enchaîné sur les douceurs. Brunch mais cette fois-ci au pPain qQuotidien, rue Montorgueil. Café, croissant, oeuf, yaourt, granola, charcuterie, pains, pâtes à tartiner, bref que du bonheur. Afin de digérer on s'est dirigés (mouarf) vers le musée Carnavalet qui présente l'histoire de Paris. Entrée gratuite : on sait recevoir à Paris.
Au programme révision sur l'histoire parisienne avec les fouilles de 1991 lors de la construction de Bercy et qui mirent en valeur l'existence de civilisation dès 7000 av JC (Convenant). Puis l'histoire de Paris depuis le Moyen-Age, vue sur les ponts, sur Notre-Dame, la Bastille avec des maquettes et des supers tableaux qui présentent Paris en 1730. Montmartre est une colline avec un moulin, des champs la séparent du centre de Paris au loin. Les Champs-Elysées sont eux aussi vides et les arbres sont bien le seul point commun avec aujourd'hui. C'est vraiment impressionnant à voir. Une grande partie est orientée autour de Louis XVI et puis de la Révolution avec beaucoup de tableaux et d'objets. Bref le cadre est vraiment sympa, à deux pas de la place des Vosges, le musée est très beau et mérite un détour.

eCrêpe -e "Nutella" -e "jambon" -e "fromage" -e "oeuf" pate_cuite > ventre

Bref on s'est régalés et on s'est bien marrés grâce au Turkménistan. C'est fort non? D'après Wikipedia voici les décrets de l'ancien président :

"En tant que président à vie du Turkménistan, Nyýazow a promulgué de nombreux décrets, comme :

* l'interdiction pour les présentateurs de télévision d'être maquillés, Nyýazow ayant du mal à distinguer les présentateurs des présentatrices ;
* l'interdiction des ballets et de l'opéra, qu'il décrivait comme superflus ;

* l'interdiction de fumer en public que Nyýazow instaura en 1997 lorsqu'il dut arrêter de fumer après une intervention chirurgicale majeure au cœur ;
* l'interdiction du playback lors de l'interprétation de chansons ;
* l'interdiction pour les jeunes hommes de porter la barbe ou d'avoir les cheveux longs (effective depuis 2001) ;

* l'interdiction pour les jeunes gens d'avoir des dents ou des couronnes en or, et la recommandation associée de ronger plutôt des os, pour préserver leurs dents ;
* l'interdiction en août 2005 de la musique enregistrée à la télévision, dans les lieux publics et lors des mariages, afin de protéger la « vraie culture », et notamment les traditions de musique et de chanson du peuple turkmène ;
* la fermeture de la quasi-totalité des bibliothèques publiques et d'un grand nombre d'hôpitaux en dehors de la capitale."


Il a aussi une statue en or qui tourne avec le soleil. Comme quoi c'est fun le Turkménistan !

PSG 0 - OM 3, en direct du Parc des Princes

Ou le récit d'un premier classico français pour ma part, le seul vrai match de la semaine.

A la base je dois quand même remercier un supporter parisien Zamzam, qui en tant qu'abonné, a accès à la billeterie pour certaines places et qui du coup en fait profiter les copains, même marseillais.
On s'est donc retrouvés à trois, Zamzam, Guillou et moi pour aller voir PSG - OM. J'avais loupé l'épisode l'an dernier car j'étais au ski et j'avais suivi le match depuis le Vieux Chêne, aux Gets, célèbre pour ses brasérades. Mais là n'est pas le sujet.
On était donc tous les trois présents à la retombée du ballon, porte d'Auteuil vers 17h15.

Alors que dans Paris tout semble paisible, dans le quartier autour du Parc des Princes, une drôle d'ambiance règne. Même si les supporters marseillais ne sont pas montés à Paris, l'énorme dispositif policier est bien présent lui.
Les supporters parisiens sont eux présents et commencent à se regrouper tous ensemble, par petits groupes. 4h avant le match !!!

Tous les trois on décide d'une petite ballade dans le 16ème avant de rejoindre le stade. Petite ballade c'est vite dit. Découverte des villas du 16ème, sorte de quartiers résidentiels implantés au mileu des immeubles et fermés par des grilles de bout en bout.
Des maisons individuelles, de la verdure, du calme absolu et le tout en plein milieu de Paris. Mais je n'ose imaginer le prix. Par contre j'ose m'imaginer faire un énorme barbecue dans mon petit jardin de ma maison du 16ème arrondissement. Le mélange absolu entre mes racines et mon présent.
Trèves de rêveries, nous voilà repartis toujours dans le 16ème, rue de La Fontaine, un peu décevante au départ mais qui livre enfin ses secrets avec les travaux de Guimart dans un style très Gaudi barcelonais.
Après cette ballade paisible, nous nous approchons tout près du stade.

En même temps c'est facile à reconnaître c'est blindé de flics et de CRS en mode carapace. On quitte Zamzam qui rejoint la tribune Auteuil et nous celle de Paris sous une pluie fine.
De notre côté aucun incident. Zamzam nous appelle pour nous dire que les flics ont stoppé l'entrée d'Auteuil. On apprendra après que cela résulte des incidents entre Auteuil et Boulogne.

Avec Guillou on est supporters mais pas téméraires. Du coup on ferme notre gueule et on regarde les gens s'installer autour de nous. Clairement l'ambiance ne sera pas bon enfant. C'est tendu partout. Dans les kops qui s'insultent entre eux, dans les rangées de supporters qui s'insultent entre eux.
On est donc là en spectateur neutre. On sourit discrètement sur les buts de l'OM avec une jubilation intérieure.

Parce que sur le terrain y'a pas vraiment photo. Alors certes Paris n'a pas trop mal joué en 1ère mi-temps et qu'on a été ultra-réalistes (comme tout supporter de l'OM je dis on quand je parle de l'équipe). Par contre en 2ème mi-temps, on domine largement le match conclué par un score sans appel 3 - 0.
Pour un premier classico, battre Paris au parc 3 - 0 ca c'est un peu de la balle. Un peu comme le concert des Guns, je pourrai dire à mes enfants. J'y étais merde !

Côté ambiance pour y revenir, on a comme un arrière goût pas très propre dans la bouche. Tout d'abord la qualité de résonnance du Parc des princes n'est pas usurpée et quand Boulogne chante c'est fort. Le début du match était pas mal. Heinze ancien parisien s'est fait huer comme jamais. Les joueurs doivent être forts dans leur tête pour affronter ça.
Mais la guerre entre les deux tribunes plombe l'ambiance car il n'y a pas d'effervescence. Les tribunes ne se répondent pas, s'insultent à coup de chants et finalement tout fini par retomber comme une mayonnaise qui tourne.
Mi-temps c'est encore calme. Deuxième mi-temps et 2ème but de l'OM. Là aussi un peu de déception pour nous. Déjà le but est célébré dans un silence de mort. Pas un mec pour crier, pas une clameur. C'est très spécial. Au fond de nous un cri résonne bien mais on a peur de l'externaliser.
A partir de là tout se barre en couille. Plus aucune ambiance dans le stade, comme une sorte de minute de silence pas bien respectée. Les kops ne pensent plus qu'à s'insulter.
D'ailleurs j'ai été choqué par les mots du leader de Boulogne au mégaphone "Moi je m'en fous du match et de ces chèvres. On a des chèvres et on le sait. Par contre on a un mec qui est sur le carreau à cause d'Auteuil. On peut pas rester comme çà.". Ca se termine dans le brouhaha et les insultes envers Auteuil mais si c'est pas de l'incitation à la violence ça.
Clairement le porte parole de Boulogne il peut dire ce qu'il veut dans la presse ou quoi. Moi j'ai entendu tout ça il n'est plus crédible à mes yeux pour un sou.

Donc plus de ferveur dans le stade, le match passe au second plan et même au troisème après le but de Cheyrou. Les supporters de Boulogne veulent rentrer sur la pelouse. 15 stadiers/crs par supporter les arrêtent. Puis arrivée de la grande artillerie avec au moins 100 Crs devant la tribune. Impressionant.
Notre seule plaisir avec Guillou est d'insulter les joueur parisiens, profitant de la mouvance de la tribune à critiquer ouvertement les joueurs de leur équipe. On s'en donne à coeur joie.

Au final tout se termine en eau de boudin. Le match tout le monde s'en fout ou presque dans le stade. A la sortie c'est la guerre. Les CRS bloquent les deux groupes de supporters sur plusieurs rues autour du stade. Impossible de rejoindre ZamZam. On prend le métro pour rentrer à la voiture.
Seuls enfin, à l'abri, on peut enfin hurler notre joie. Putain 3 - 0 !

mercredi 24 février 2010

Cochon : Nom masculin désignant la matière première du saucisson.

Famillier : Caillon

Parisien affirmé et heureux de pouvoir en profiter, je ne renie pas mes origines campagnardes, voires même fermières. Au contraire.Même s'il est parfois difficile d'entendre son frère hurler un "Rahindiou c'est 'rai dur mais j'vais y faire..." et de se rappeler de la douceur de la jeunesse d'en être passé par là aussi.
Après à chaque région sa spécificité, en Normandie on apprend à clancher et éplucher la salade. Pas de quoi faire les marioles.

Fier de mes origines et donc fier de ces petites traditions familiales qui subsistent encore : eau de vie qu'on apporte à l'alambic, plumage des volailles et donc tuée du cochon.Car c'est bien de ça dont il s'agit. Après avoir déjà vécu l'expérience il y a quelques années, la date de la cuvée 2010 était planifiée au mercredi 17 février.
Un RTT et un aller/retour plus tard, nous voilà présents à la retombée du ballon pour participer en famille à cet événement annuel dont on profite ensuite toute l'année.
Etant plutot cartésien je vais me le faire en mode chronologique.

21h48 : Arrivée du train sous les applaudissements. Si vous avez bien suivi le blog, en fait c'était pour le but de Jean II. Nugs et Vince sautent par dessus le canapé.

22h30 : Victoire de l'OL sur le Real. Jean II est intronisé Pape par Vince et Nuggs. Bon en même temps il avait déjà le nom.

23h30 : Un coup de JO. Dodo. Vince et Nugs jouent à Mario Kart. Le cd de Mario Football est rayé.

4h40 : Le réveil nous arrache la gueule. La vache, commencer à travailler à 5 heures c'est rude.

4h45 : Vince et Nugs jouent toujours à Mario Kart. Le cd de Mario Football est toujours rayé.

4h50 : Le boucher est arrivé. Il prend le café.5h : On sort. La bête (140 kg tout de même) rejoint son dernier lieu.

5h10 : Vince et Nugs sont présents aussi, accompagnant le boucher, mon pater et moi.

5h12 : Âmes sensibles sautez cette ligne. Les pattes arrières attachées à la fourche du tracteur, un coup de masse en bois puis un petit trou d'environ 3 cm au niveau du coup. Le sang est récupéré dans une poêle puis dans un seau.

5h13 : Nugs me hurle dans les oreilles "On a tué le cochon ! On a tué le cochon !".

5h20 : Début des opérations, le cochon est déposé au sol puis recouvert de paille que l'on fait brûler. Cela nettoie les poils mais aussi toute forme de saleté. On balaye ensuite la paille brûlée. Même opération recto / verso.

5h30 : Nugs arrête de crier quand le boucher lui demande ainsi qu'à moi et Vince de soulever le cochon pour le déposer sur la table. Nugs est un peu surpris.

5h45 : Séance lifting, épilation, manucure gratuite pour le cochon. L'ensemble de la peau est râclée, les pieds nettoyés puis coupés, les oreilles et yeux enlevés. Il est tout propre désormais.

6h : Un coup de couteau hyper aiguisé et la tête et les pattes sont désormais à part, dans un seau d'eau.

6h15 : Le cochon est désormais attaché par les pattes arrières à la fourche via des crochets. Un coup de couteau et le ventre s'ouvre. Deux autres coups très adroits et l'ensemble coeur-poumon-appareil digestif est désormais séparé du reste.La carcasse n'est désormais composée que de "viande". Longe de côtes, cuisses, lard.

6h30 : Le boucher sépare tous les organes, gardant le foie, le cerveau ou encore le coeur et les poumons. Les autres sont jettés. Les intestins sont gardés puis lavés à l'eau chaude. Ils serviront pour les saucissons.

7h : Fin de la première partie. Nugs et Vince sont repartis.

7h30 : Changement de lieu, on rentre à l'intérieur dans l'ancienne étable. Au mobilier, deux tables (une pour travailler , une pour laisser reposer la viande), un réchaud avec une gamelle de 80 cm de diamètre et une gazinière.

7h30 à 9h : Les activités s'enchaînent. Il y a du travail pour trois. Le boucher maîtrise les coups de couteaux mais joue aussi le chef d'orchestre : actions, ingrédients, mesures, calculs. Nous on s'active autour.Lavage, pesage d'ingrédients, cuisson du lait puis du riz pour le boudin, puis de la graisse, des oignons et du persil (toujours pour le boudin).Les pièces de viande sont réparties : lard, pièces pour saucisson, rôti, côtes, grillades, côtilles. La tête et le pieds cuisent pour faire de la tête roulée.
Les boudins sont préparés à base du sang récupéré, sel, poivre, crème, riz et lait, graisse, épinards, oignons, persil. Ils sont déposés dans des boyaux puis ensuite cuits dans la même eau que la tête et les pieds.On en profite pour les récupérer et le boucher fait alors la tête roulée : Morceaux de pieds, tête, avec de la moutarde, des cornichons et condiments, enroulés dans un tissus pour laisser sécher.

9h : Petite pause café. Passage au chaud à la maison. Vince et Nuggs jouent à Mario Kart (puisqu'on vous dit que le cd de Mario Football est rayé !!)

9h - 10h : Préparation des saucissons. On passe au hachoir la viande et la graisse puis le boucher l'assaisonne. Sel, poivre, poudre magique qui sort de la poche, vin rouge, calvados. Grâce à une machine spécifique le boucher fabrique les saucissons sous nos yeux avec une dextérité incroyable.
Petit échange :
- Le boucher (à mon père) : Tu veux une rosette ?
- Mon père : Oui.
- Moi (au boucher) : La rosette c'est un morceau spécial de l'intestin ?
- Le boucher (sourire) : C'est le trou du cul
.

10h : On rentre au chaud. Vince et Nuggs jouent à M... Euh non Nuggs est pas là et Vince dort sur le canapé. Clap de fin.

Au final et comme à chaque fois, une expérience incroyable. Le boucher est impressionnant. Précis il a des couteaux aiguisés comme jamais. Il a des gestes sûrs et maîtrise parfaitement. De plus il y a beaucoup de travail autour de lui et on se retrouve forcément sollicité. On apprécie au final encore plus d'être présent.

Pour nous ce sera ensuite un café et une petite sieste. Le boucher s'en va découper une bête pour l'après-midi histoire de garder la main sûrement.

lundi 22 février 2010

Escapade normande à la crème ( et deux fois de rab de champignons)

Il est des samedis matin où l'on se dit qu'ils ne sont pas comme les autres. Alors on les rend différents. Petit déjeuner brunch avec de la brioche perdue au caramel, bien délicieux. Puis on parle, on hésite, on met notre ciré jaune et on part. Direction la Normandie, voir la mer, manger un bon bout et rentrer dormir à la maison, comme ça tranquillou.
Donc direction Etretat, ses falaises et sa petit ville toute sympa. 2h de route avec bien entendu beaucoup de pluie, une éclaircie puis beaucoup de pluie, puis une éclaircie et encore beaucoup de pluie.Au passage merci le télépéage. C'est tout con comme truc, ca vaut rien mais alors qu'est ce que ca peut faire plaisir. En tant que conducteur parisien frustré qui râle au moindre bouchon et au petit pequenot qui avance pas, vous imaginez pas que ce que peut représenter la satisfaction de doubler 500 voitures arrêtées...

Donc 2h, même pas le temps de s'arrêter et nous voilà déjà à Etretat. Quelques badauds ici et là, juste assez pour pas tourner dans le glauque et pas non plus trop pour se sentir oppressés. Bref tip top.La pluie s'arrête à notre arrivée, on escalade donc les falaises profitant de la lumière, de l'air frais, de l'embrun, du paysage. Une vraie bouffée d'air pur et d'oxygène. On respire un peu. Le temps s'arrête quelques instants le temps d'une balade sur les galets et d'une bière pour se réchauffer...

Ensuite on passe à l'étape gastronomique. Direction Le Bicorne, repéré sur l'Internaute, rarement utilisé mais qui pour le coup était de bon conseil. Petit resto avec décoration locale (noeuds marins, hameçons) mais sobre. Sur les tables c'est tip top, pas trop classe, pas trop cheap. Et c'est là que commence le régal. Moules et huîtres en entrée. Les huîtres délicieuses avec leurs sauces et assaisonnements. D'ailleurs c'est toujours un peu paradoxal les huîtres pour moi car n'ayant pas aimé (ou croyant ne pas aimer) cela pendant des années, j'ai toujours comme un sentiment d'appréhension en même temps que le plaisir d'y avoir goûté. L'équilibre étant si parfait que non seulement j'arrive à me réjouir d'en manger, puis à les déguster, puis à ressentir une certain soulagement d'en avoir fini avec ce plat. Double effet kiss cool...
Ensuite vient le plat principal, entrecôte au camembert servie avec des légumes de saison (pommes de terre, endives et patate douce) et une présentation originale et soignée. Il en était de même pour l'aile de raie bien évidemment.Le tout arrosé d'un doux Chablis qui accompagnera tout le long du repas.

Pour finir petit camembert fondu dans de la feuille de brick et en guise de dernières douceurs crême brûlée au calvados et poire belle hélène. Là aussi présentation très soignée (assortiment de caramel au beurre salé et pana cotta) et délice en bouche.

Au final, une super adresse dénichée au dernier moment. Un délice pour les papilles, un service parfait et un effort remarquable et agréable pour la présentation et les essais tirant sur la cuisine moléculaire. Pour un prix vraiment délicieux lui aussi.

Un café et quelques kilomètres de route plus tard, nous voici de retour pour dormir avec des images plein les yeux, de l'air frais plein la tête, des odeurs et du goût plein les papilles.
Dimanche on se réveillera avec la chance d'avoir passé un samedi vraiment différent.

vendredi 19 février 2010

Football, OM et rock 'n roll - Saison 1 Episode 1

L'actualité du foot et parfois du sport revu et corrigé par moi-même, éminent et fin critique sportif, supporter de l'OM.

Dimanche Bordeaux gagne 3 - 1 contre Saint-Etienne. Bordeaux marque sur une tête de Chamakh avec sa détente de 2m24, double le coup par Wendel 100 Watts (avec sa tête d'ampoule).Sainté égalise par Sakho d'un missile sous la barre que les filets ils en tremblent encore.
Bon les Sakho c'est comme les traore, sissoko et camara, ca pousse partout et ça s'appelle jamais pareil. Putain de chiendent.Sainté bouffe ensuite Bordeaux et craque à deux mètres du pot de sangria. Bergessio l'argentin craque son péno, Bordeaux déroule et garde son avance au championnat.Mais Bordeaux ne sera pas champion j'en suis certain : un entraîneur qui sait pas s'il reste, Gourcuff à la peine, la fin qui tourne un peu. Ca va être compliqué pour eux.


Lundi : Je lis que Stéphane Bern a dit sur Louis Nicollin (président de MHSC : Montpellier Herault Sporting Club Nom à la Con) : "Nicollin c'est un gros con c'est écrit sur sa gueule!". Bon ça a le mérite d'être vulgaire et bon ça sera pas pour déplaire au personnage.Loin des tractations politiques dont je me contrefous moi il me fait marrer Nicollin. Certes il est vulgaire mais bon ca fait aussi du bien d'entendre des gens normaux à la télé, qui parlent comme nous quand on regarde le foot. Et moi il me fait marrer.


Mardi Lyon mange le Real. Arrivée par le train (pas merci le retard de la sncf) à la 48ème minute du match, lorsque l'on rentre dans la maison, tout le monde se met à sauter dans tous les sens. Bon on se dit que c'est sympa comme accueil mais en fait non c'était pas pour nous c'était pour Makoun.Putain Makoun, milieu de terrain et ... 10 ballons joués dont une frappe de 30 mètres en lulu. Chelou les stats. Lyon tient jusqu'à la fin, le Real fait nimp. Attention au retour mais on y croit.


Mercredi Arsenal se fait littéralement refaire l'arrière-train par Porto. Déjà qu'ils jouent sans gardien c'est pas évident parce Fabianski bon c'est écrit dans son nom que c'est pas son sport (pas terrible celle là mais je vous la laisse). Mais là le coup (pas) franc indirect joué rapidement dans la surface pour aller marquer alors qu'il y a aucun joueur d'Arsenal revenu, le tout validé par l'arbitre tranquille le chat.
Bon c'est vrai qu'Arsenal l'a cherché. Faire jouer Sol Cambpell, 36 berges et demi, pas fichu de jouer en 4ème division à Notts County (on en reparlera). Mais bon pour une fois que c'est pas un club français qui se fait avoir dans le même genre. Bon encore que Arsenal c'est presque un club français.En plus ils le savaient Arsenal qu'en jouant à Porto ils tomberaient contre les "petites putes portuguaises à la Deco" (remember Pays-Bas - Portugal 2004). Ils ont pas volé leur surnom pour le coup.


Mercredi toujours, mais pas en foot. JO oblige, on regarde la descente dames. Alors que s'avance la dernière concurrente française, le coq sur son tas de fumier gonfle les plumes et les commentateurs aussi :
"Alors que voilà la dernière chance de médaille française !! Regardez bien ça va être énorme. Elle a tous les espoirs de la France sur ses épaules !! "
Bon ben chute au deuxième appui de la française et j'avoue gros éclat de rire avec mon pater. On est toujours un peu présomptueux en France...


Jeudi, on s'est fait chier à Copenhague. 70 minutes indignes avec des danois d'un niveau affligeant. Ensuite Mamadou claque son but puis donne un péno aux autres histoire d'avoir un peu de suspense.Ensuite Hatem Ben Arfa fait l'amour au défenseur avant de planter un but improbable. Nickel c'est exactement ce qu'on attendait de lui et il garde confiance dans cette bonne période. Dimanche match contre Nancy, si tout va bien on revient à 3 points potentiels de Bordeaux.


Aujourd'hui, j'apprend qu'Aulas risque de vendre pour 30 millions cet été à Lyon. En effet, avant les résultats sportifs, ce sont les actionnaires qui priment. Finalement l'OL c'est pas un club juste une société classique ou les abonnés sont de simples employés...
Petit florilège d'Aulas tout de même :
“Je ne suis pas satisfait de notre cours de bourse, mais bon, il faut être démocrate.”
“La fréquentation du stade est en baisse mais cela est notamment dû aux travaux du métro qui gênent l’accès au stade [...] Les critiques régulières des médias diminuent également le nombre de spectateurs.”
“Malgré notre modestie habituelle nous remarquons que nous sommes en tête dans trois domaines. Les produits des activités hors cessions de joueurs, le résultat net et les capitaux propres.”
Il est fort quand même.


Pour finir, ils ont découvert à Gueugnon (Nuuuuuuuuusss) qu'Areva avait planqué des déchets nucléaires à 70 cm de profondeur sous le parking des joueurs. Entre ça et la gueule du père Vairelles (veste en cuirs, boucles d'oreilles, banane et tatouages) qui préside le club, Tony Rock 'n Roll Vairelles qui avec ses contrôles du genou et sa banane (il tient ça du père c'est sur) est le meilleur joueur mais aussi actionnaire majoritaire, et les 3/4 de la famille Vairelles qui sont dans l'équipe première, ils sont mal barrés les Forgerons.

vendredi 12 février 2010

Vous êtes bien urbain le jeudi ?

Depuis un peu plus d'un an, à mon grand bonheur, le jeudi c'est pas Ravanelli (Chti) ou Basile Boli (Jidi). Comme je l'avais écrit il y a un peu plus d'un an on a fixé notre base à Meudon.
D'ailleurs à l'époque j'écrivais "Meudon ou plus Miew Down comme on dit aux Etats-Unis, enfin je crois..." Ce qui a le don de me faire rire moi-même.

Tout ça pour dire qu'on joue au foot de manière très urbaine dans la forêt de Meudon, accueillante même si très très louche.

La sortie N118 et premier rond point ça roule il y a toujours quelques trublions pour y faire des travaux et d'autres pour y amener leurs satanées voitures. Du coup ça ralentit un peu.
(Pour rire essaye de remplacer "trublions" par "connards", "satanées" par "putain de" et ralentit "mega-bouchonne", tu verras la phrase devient vachement drôle). Voilà les enfants si j'ai d'autres jeux comme ça pour vous amuser le soir je n'hésiterai pas. (oh oui oh oui, en mimant).
Donc une fois la zone de turbulence passée, direction la forêt, seul territoire du 9-2 (ouais ouais) non urbanisé (mais pourtant il y a un urban dedans alors ca veut dire qu'il est quand meme urbanisé non ?). Bon ok je reprends pour les nazes seul territoire du 9-2 (toujours ouais ouais) non urbanisé (ca veut dire sans maison, rues tout ça mais des terrains de foot t'as le droit). Du coup c'est plutôt arbre (pas douve ni rempart) et au bout de la longue allée sombre (qui sent très bon d'ailleurs) il y a... une grande tour moche. Genre ... je sais pas trop quoi. Une tour ronde haute et moche.
Donc tu fais le tour et après vas-y accroche toi, pas de panneau de direction, et que de le forêt. Tu continues et t'arrive sur un autre rond-point et là il faut pas aller vers la lumière où tu te dis que c'est là qu'il faut aller parce que t'es comme les moustiques et les papillons de nuit tu vas là ou il y a de la lumière. Il faut continuer dans le droit chemin et après moultes péripéties tu arrives à l'urban.
Moultes péripéties c'est si tu t'appelles Gilou et que tu es beauuuuuu. Et que comme tu es beauuuu et que même tout le monde le voit malgré les phares ben il t'arrive plus de péripéties qu'aux autres. Du genre une voiture roule doucement en mode parade nuptiale, trois clignos à gauche et trois clignos à droite, puis rebelote. Genre "Viens avec moi dans la clairière tu verras de quoi elle a l'air". Bon Gilou il est pas trop clairière il a pas vu de quoi elle avait l'air. Mais bon la forêt de Meudon c'est louche.

Bon une fois le chemin fait il te reste une dernière étape à savoir la marche à pieds. En effet avec des terrains Urban dans la forêt faut bien se douter qu'ils ont pas construit un parking couvert 4 étages. Non le parking c'est à l'arrache dans la forêt et faut marcher à pied, il fait sombre, et les voitures déboulent à toute vitesse sans te voir. Chaud.
Il y a bien un autre chemin mais là tu passes directement dans la forêt, à travers les arbres, t'as peur de voir débouler un malsain derrière un bouleau (ou un frênes je suis pas racistes sur les arbres) et au fond tu vois les lumières des terrains qui t'éblouissent, comme dans les meilleurs épisodes d'X-Files. Sauf que bon à la fin y'a pas Mulder qui cherche sa soeur (Marlène).

Pour repartir c'est facile tu continues la route. Au stop tu vas vers la lumière cette fois et t'arrives à un stop ou tu peux pas tourner à droite mais que tout le monde le fait parce que c'est débile sinon. (Ouais moi je suis un fou. J'ai pas peur. D'ailleurs si t'es policier t'as qu'à venir au carrefour là le jeudi à 21H20 (ou 22H si on boit une bière après). Tu verras de quel bois (jeu de mot!!!) je me chauffe.) <== Ouais faut bien pas oublier de fermer la paranthèse là.
Bon on parle on parle mais en oublie l'important, le foot, la tactique, la technique... Ah on me dit dans l'oreillette que j'ai plus temps. Bon ben le prochain coup je refais le match, tableau noir, schéma tactique, images avatars et tout le toutim.
PS : Je viens de me relire, je vais directement m'interner pour schizophrénie caractérisée.

mardi 9 février 2010

Yaka ski and potatoes



Après tout il n'y a pas de bon moment pour recommencer.


J'avoue être une élève peu assidu ici depuis de longs mois preque un an finalement au vu de la rareté des mes postes. Alors oui je sais installation, bonheur, vacances tout ça c'est vrai mais bon là aujourd'hui je me dis pourquoi pas. Bon il n'y a pas d'excuses à trouver car C'est avant tout une histoire de rencontre avec l'autre. Moi si je devais résumer ma vie avec vous aujourd'hui, je dirais tout d'abord que ma vie est faite de rencontres, des gens qui m'ont tendu la main à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est assez bizarre de savoir que ces hasards, ces rencontres forgent une destinée. Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face, je dirais le miroir qui nous aide à avancer. Alors moi ce n'est pas du tout mon cas puisque moi au contraire j'ai pu, et d'ailleurs je remercie la vie je chante la vie je danse la vie je ne suis qu'amour.Et quand beaucoup de gens aujourd'hui me disent mais comment fais-tu pour avoir cette humanité et bien je leur répond très simplement je leur dis: c'est ce goût de l'amour, ce goût qui aujourd'hui m'a poussé à entreprendre une construction mécanique et demain qui sait peut-êtr eà me mettre au service de la communauté, enfin le don de de de de de soi (Merci Edouard Bear)




Et donc nous voilà réunis, vous et moi. Alors je reprends le fil évidemment. Si j'ai le temps je vous chuchoterai quelques notes de Tunisie, de Lamothe 2009, de mariages, de vacances, d'Indonésies (hummm) , d'opéra, de concerts (Ghinzu, Deus et autres douceurs), de football, de Mesnilliades, de crémaillère et de tout ce que j'oublie et de Noël.




Revenons à nos moutons (à poil laineux, àààà poiiiil). Donc séjour de ski en Haute (Savoie bien sûr). Allez cette fois la team est au grand complet. Vallux est dans la place, PapaDarfy aussi, Martoche-la-bonne-pioche est en approche, Grummmly mon amie Grummmly, Romaing revieng et puis les rôdés de l'an dernier Grimko, E(accentué)LE(accentué)GANTS JDAY, Lik, Py&So, Pedro sur la fin. Avec même un pic à 13 avec nos ptits suisses locaux (Fabulous and Kourou). Bref du beau monde.






Question neige on était bien équipés. 50 cm avant notre arrivée, enfin pendant l'arrivée du camion de PapaDarfy qui joue au chasse-neige il adore ça. Ensuite gros temps froid (-15 à -5) et donc super poudre avec alernance de soleil et temps gris de montagne. Bref de quoi s'éclater grave. Avec deux fois les crêtes pour le fun, une recherche de ski dans la poudre pendant 1/2 heure (ah lala le "C'est bon je l'ai de Martoche. Non je déconne"), une chute à l'arrière du peloton, chute à l'arrière Jean-René!!!, et deux traversées de forêt (putain !). D'ailleurs en voulant éviter notre premier passage dans la forêt, Py a eu comme une hésitation pour retrouver le bon chemin. Bon en fait c'était encore pire le deuxième coup... Normal.




Question ski on était bien équipés. Toujours le même magasin, toujours les mêmes bons conseils et toujours les pas mêmes skis qui étaient trop bien pour tout. Les mauvaises langues diraient presque que certains s'inventent des problèmes de bobos (au pied, à la jambe, au ski, à la neige) juste pour aller les voir. Ah là là. Bref comme rien ne m'interdis de faire de la pub ici (je suis chez moi merde) ben n'hésitez pas à aller chez eux ce sont juste les meilleurs : Delavay




Question patates on était bien équipés. Courses le samedi soir pour changer, 10kg de patates, autant ou preque de fromage et de charcuteries et combo magique : raclette, tartiflette, fondue, crêpes (et soupe quand même), saucisses aux choux et fondue aux cêpes. Bon on ajoute un peu de café, Nutella et 4Quarts pour équilibrer tout ça.




Question bière on était hyper bien équipés. Comme je disais à PapaDarfy, de toute façon au niveau bière on est jamais assez équipés. Ben cette fois ça allait. Bon on a aussi écumé le pub le soir histoire d'avoir un peu de Guinness et de Shit on the grass fifty-fifty sinon c'est pas bon (Bailey Get 27).




Question ambiance on était bien équipé : Mario Kart, Mario Football, Lapins Crétins, Trivial et bien sûr QuizzMatch, le jeu référence des 50 dernières années (au bas mot évidemment).


J'ai bien évidemment foutu une taule à E(accentué)LE(accentué)GANTS JDAY, Romaing et Grim même si ils ne voudront pas le reconnaître.




Question prune, vipère et autres douceurs locales on était trop bien montés. Le jeudi a été assez difficile. Après s'être arrêté à un petit barraque pour manger pas longtemps pas cher on a été embarqué par Gilles le local qui nous a proposé une petite prune à 49° pour les gars et les "biches" (femme en savoyard). Après on est deuxième pour les gars on est repartis sous le soleil et avec la conclusion de Gilles "Ha ça elles aiment ça la prune les biches !". Pas peu fier le Gilles. Jeudi soir a eu son lot de débordement aussi. Forcément avec le groll (sorte de casserole en bois avec plusieurs orifices auquel chacun boit) qui contient du groll (café, orange et alcools divers) et puis pour finir la gnôle de vipère (avec une vraie dedans) offerte par le patron. Finalement après le drame du verre (merci Romaing), on a pas pu finir la bouteille et on est repartis à travers rond-point et pistes. Normal.




Bilan de la semaine en un mot E(accentué)NORME ! Grosse neige, super ski (surf pour les PE(accentué)DE(accentué), patate, bière et prunes. Les potos j'en veux encore plein des semaines de vacances comme ça !